Glenn, naissance d’un prodige

d’Ivan Calbérac

Au Petit Montparnasse à Paris
À partir du 7 septembre 2022
www.theatremontparnasse.com


Sous l’impulsion de sa mère qui rêvait d’être concertiste, Glenn Gould commence le piano dès l’âge de deux ans et demi, et s’y révèle aussitôt très doué.
Il lit la musique avant même de savoir lire et écrire. Devenu adulte, il va totalement révolutionner la façon de jouer du piano, et vendre autant de disques que les plus grandes rock star.
Mais plus le public l’acclame, plus Glenn en souffre, car sa personnalité asperger et hypocondriaque lui rend chaque concert extrêmement pénible et douloureux.
Sans parler de sa vie privée, totalement sacrifiée…
C’est l’histoire du destin extraordinaire et tragique d’un des plus grands artistes du 20ème siècle.

EN TOURNÉE 2023/24
Contact diffusion :
Sevrine Grenier Jamelot / 06 30 51 71 03 / diffusion@beeh.fr


Fiche technique du spectacle sur simple demande


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TTT. Ce spectacle habile, qui associe matériau biographique et enjeu artistique, attrape le spectateur par les sentiments. Mis en scène avec un juste dosage d’humour et de drame, il remonte le temps, de la jeunesse du pianiste à sa mort; il progresse par séquences imagées et repose sur la solidité d’acteurs qui sont à leurs affaire. La vie défile à pas cadencés. On ne s’ennuie pas une seconde.


Ivan Calbérac s’empare de ce destin aussi fabuleux que tragique d’un artiste singulier. De l’enfance à la mort, on explore son monde à part, ses peurs et ses manies, ses rituels et ses relations aux autres, ses parents ou sa cousine, Jessie, qui lui vouera une affection tendre et désespérée, un des fils que tire l’auteur pour livrer un récit tendre, drôle et poignant que porte avec brio Thomas Gendronneau, remarquable dans son incarnation du pianiste. Face au public, sur un clavier imaginaire, il parvient à créer l’illusion qu’il joue vraiment quand se diffuse l’enregistrement du virtuose, bluffant.


Un spectacle puissant, émouvant non dénué de touches d’humour. Ivan Calbérac signe une mise en scène classique et fluide. A peine sorti, on file racheter Les variations Goldberg.


La vie du légendaire pianiste canadien inspire à Ivan Calbérac (auteur de La Dégustation, récemment adapté en film) une comédie savoureuse et sans temps morts, instructive et surtout drôle.
C’est sur l’autel d’une pelote de névroses hautes en couleurs qu’un grand artiste est né. Asperger, hypocondriaque au point de renoncer à ses tournées et de se murer dans une solitude obsessionnelle dédiée à la musique, Glenn Gould est ici interprété par Thomas Gendronneau fort bien entouré au sein d’une troupe qui s’amuse, n’hésite pas à forcer le trait pour nous divertir, traverse ce destin exceptionnel avec une pointe d’ironie bienveillante, de dérision affectueuse…


La nouvelle création d’Ivan Calbérac est à la fois exigeante et populaire, poignante et burlesque (…) Une pépite théâtrale et musicale !


GLENN, NAISSANCE D’UN PRODIGE
Auteur et metteur en scène : Ivan Calbérac
Avec : Josiane Stoleru, Bernard Malaka, Thomas Gendronneau, Lison Pennec, Benoit Tachoires, Stéphane Roux


Scénographe : Juliette Azzopardi
Lumières : Alban Sauvé
Vidéo : Nathalie Cabrol
Costumes : Bérengère Roland
Assistante à la mise en scène : Florence Mato


Une Co-production Le Petit Montparnasse / La Française de Théâtre / Le Théâtre des Béliers Parisiens / Acmé
Contact Diffusion : Les Béliers en tournée diffusion@beeh.fr


Note de création

C’est l’histoire d’une mère qui fait reposer sur son fils tous les rêves qu’elle n’a pu réaliser elle-même. C’est l’histoire d’une demoiselle qui tombe éperdument amoureuse d’un garçon qui lui joue trop bien du piano, garçon que la célébrité va rendre de plus en plus désirable, mais aussi, hélas, de plus en plus inaccessible. C’est l’histoire d’un artiste inclassable, aussi libre dans son art qu’il était prisonnier au quotidien de ses insomnies, de ses phobies sociales, de son hypocondrie.

Derrière ce destin hors du commun, c’est aussi une réflexion sur le statut d’artiste qui sous tend la pièce, statut que Gould n’a jamais cessé d’interroger, et de réinventer. « A quoi bon jouer une œuvre de Bach, si elle a déjà été jouée comme ça ? », répétait souvent le pianiste. Son obsession était à chaque fois d’apporter sa propre lecture à un concerto, une sonate, une partita… Quitte à changer le tempo de la partition, voire parfois même, à ne pas jouer toutes les notes… ou en jouer de nouvelles.

Cette interrogation sur le rôle de l’artiste me semble plus actuelle que jamais, et tout spécialement au théâtre. Que pouvons-nous apporter de vraiment vivant au public ? Comment ne pas faire du spectacle « mort » ? Comment se réinventer face à tous les mondes virtuels qui prennent de plus en plus de place dans nos vies ?

J’ai souhaité m’inscrire dans la philosophie de Gould, en essayant de raconter son histoire sous un angle différent. Dans le destin de ce prodige, ce qui m’a le plus marqué, c’est son rapport à sa mère, une mère étouffante, fusionnelle et probablement incestueuse que Glenn n’a jamais réussi à tuer symboliquement, et qui semble l’avoir traumatisé au point de ne jamais avoir été capable de vivre de relation amoureuse stable… Le pianiste a fini par se retirer du monde, pour une solitude qu’il présentait comme un idéal, mais dont il semblait souffrir bien souvent… Et qui l’a vu décliner si rapidement.

Plus qu’un « biopic », c’est donc l’histoire d’un drame que j’ai voulu écrire, une tragédie familiale, shakespearienne, ou plus le temps passe, moins les êtres qui s’y débattent n’ont de chance de trouver ce bonheur qu’il leur échappe, et bien au contraire, plus ils courent vers leur perte, et leur disparition prématurée.

J’ai souhaité une mise en scène particulièrement rythmée, enchainant les lieux et les époques sans laisser le temps de souffler au spectateur, le faisant s’immerger peu à peu dans l’univers de Gould, de son génie, de ses démences, de son humour aussi… souvent malgré lui ! La direction d’acteur pendant les répétitions a été particulièrement musicale : travail sur le phrasé, le tempo, les silences, les respirations, l’expressivité. Le travail de la scénographie fut guidé par une volonté de sobriété et d’élégance, limiter les accessoires et les meubles, pour laisser s’épanouir l’imagination, garder un peu de cet espace vide cher à Brook, et en même temps, proposer des images qui impriment la mémoire, et racontent l’histoire à un autre niveau. Nos références, avec ma scénographe et mon créateur lumière, se sont orientées notamment vers les oeuvres du peintre Edward Hopper.

Enfin, la musique est omniprésente dans le spectacle, c’est un personnage à part entière. Un travail sur le corps a été accompli avec le comédien jouant Glenn sur le geste qui la produit, sur ce mystère du mouvement qui crée le son, la note, parmi des centaines d’autres, celle qui nous touche sans que l’on comprenne jamais vraiment pourquoi.

Ivan Calbérac


Les Comédiens

JOSIANE STOLERU
Josiane Stoleru a créé les pièces de nombreux auteurs : Jean-Claude Grumberg (L’Atelier), Tilly, Loleh Bellon, Éric-Emmanuel Schmitt, Gérald Sybleyras, Sébastien Thiéry, Antoine Rault, Jean-Claude Carrière, Florian Zeller et Yasmina Reza (Conversations après un enterrementHammerklavierBella Figura).
Josiane Stoleru a également joué Gombrowicz, Anski, Cervantès, Labiche, Goldoni, Brian Friel, Arnold Wesker, Tennesse Williams et tout récemment Molière dans Le Bourgeois Gentilhomme mis en scène par Jérôme Deschamps. Elle a travaillé avec, entre autres, les metteurs en scène Patrice Kerbrat, Maurice Bénichou, Anne Bourgeois, Michel Fagadau, Gérard Vergez, Dan Jemmet, Gabriel Garran, Bernard Murat, Irina Brook, Hélène Vincent…Josiane Stoleru a obtenu six nominations aux Molières.
Au cinéma, elle a joué dans de nombreux films, comme Blanche et MarieCyrano de BergeracLa Fabrique des sentimentsAlceste à bicycletteHitler à HollywoodWild Side, et tout dernièrement Le Mystère Henri Pick.


BERNARD MALAKA
Après une formation au cours Simon, Bernard Malaka joue dans de multiples séries pour la télévision, la dernière pour Canal plus , Platane de Eric Judor. Puis au cinéma , il joue avec Jane Fonda , Daniel Brühl, Pierre Richard, Géraldine Chaplin, Claude Rich ,qu’il retrouve au Théâtre Montparnasse dans Le Diable Rouge d’Antoine Rault, dirigé par Christophe Lidon, metteur en scène avec qui il fréquentera des auteurs comme Shakespeare, Marivaux, Racine, Goldoni, Félicien Marceau Ionesco (avec Danièle Lebrun), Feydeau et Un fil à la patte notamment, avec Catherine Jacob.
D’autres metteurs en scènes comme Nicolas Briançon, Thierry Harcourt, José Paul lui font confiance pour jouer des auteurs contemporain comme Pinter, Eric Emmanuel Schmitt, Xavier Daugreilh …en compagnie de Samuel Le Bihan, Marie-Josée Croze, Michaël Cohen, Jean- Pierre Malo, Aurélien Wiik, Camille Cottin, entre autres.
Après le Antigone de Romain Sardou, on le retrouve dans La famille Ortiz de Jean Philippe Daguerre, Badine (Musset) et La grande musique, de Stephane Guérin, avec Raphaëline Goupilleau, mise en scène de Salomé Villiers qui se jouera au Festival d’Avignon 2022.


THOMAS GENDRONNEAU
Thomas Gendronneau joue dans plusieurs pièces dès la fin de sa formation théâtrale en 2014, sous la direction de Ivo Van Hove (Les damnés – Cour d’Honneur du Palais des Papes au Festival d’Avignon, Comédie Française et en tournée internationale), Philippe Calvario (Shakespeare in the woods – Théâtre des Bouffes du Nord // Marie Tudor – Théâtre de la Pépinère et en tournée), Justine Heynemann (Songe à la douceur – Théâtre Paris Vilette et en tournée // La Dama boba – tournée), Léonard Matton (Helsingør – Château de Vincennes // Face à Face – Théâtre de l’Atelier et en tournée) Robin Goupil (No Limit – Théâtre du Train Bleu et Théâtre des Béliers), Guillaume Ravoire (Le roi s’amuse, On ne saurait penser à tout) … À la Comédie française, il assiste Éric Ruf à la mise en scène de Bajazet, au Théâtre du Vieux Colombier et en tournée nationale.
Musicien multi-instrumentiste autodidacte, il crée avec la comédienne et chanteuse Chloé Astor le groupe CAVALECAVALE, en concert récemment aux Trois Baudets à Paris. Ayant obtenu cette année le prix d’interprétation scénique lors du Tremplin 77, le groupe enregistre en ce moment son deuxième album, soutenu par plusieurs lieux d’accompagnement dans le monde de la musique actuelle (L’Empreinte, l’Envolée …). Il joue également dans d’autres groupes (Fine Lame, Suzanne Rault Balet) et compose la musique originale de spectacles (No Limit, Les Coloriés, Pendant que les Champs brûlent …).
Depuis la création de la Caravelle, la compagnie de théâtre qu’il dirige, Thomas a imaginé et mis en scène plusieurs projets pluridisciplinaires, mêlant constamment théâtre et musique (Chroniques d’un escargotLe PuitsLa Légende d’Orphée, …). Sa prochaine mise en scène, Arianne, en création à la Scène Nationale de Sénart, sera créée en Mars 2023, à la Ferme des Jeux de Vaux-le-Pénil et au Théâtre municipal de Sens.
Il joue durant l’été 2022 au Festival OFF d’Avignon dans No Limit de Robin Goupil au Théâtre des Béliers, ainsi que dans Glenn, naissance d’un prodige avant son exploitation au Petit Montparnasse à partir de Septembre 2022.


LISON PENNEC
Lison Pennec s’est formée à l’école Charles Dullin à Paris, avant d’entrer à l’ENSATT, section art dramatique. Elle y travaille notamment avec Guillaume Lévêque, Claude Buchvald, Philippe Delaigue, Johanny Bert et Jean-Pierre Vincent.
En 2011, elle joue sous la direction d’Elisabeth Chailloux dans Le Baladin du Monde Occidental, de J.M. Synge, au Théâtre des Quartiers d’Ivry. Elle travaille également avec Stéphane Hillel dans La Société des Loisirs au Théâtre de Paris avec Cristiana Réali, puis avec Philippe Adrien au Théâtre de la Tempête, et retrouve Elisabeth Chailloux dans Les Femmes Savantes.
En 2017, elle joue avec la Compagnie Aour Bienvenue à Coloméri, finaliste du concours du Théâtre 13. En 2018, elle rejoint la distribution du Porteur d’Histoire d’Alexis Michalik, à Lyon puis à Paris.
A la télévision, Lison a travaillé avec Mélanie Laurent, Akim Isker, Alexandre Laurent, Denis Malleval ou encore Eric Lartigau. Depuis 2019, elle joue en tournée Midi nous le Dira de la compagnie Superlune, et travaille à la création de Porn for the Blind, de Victorien Robert, spectacle présenté au festival des Mises en Capsules.
En parallèle de sa carrière de comédienne, Lison a signé le scénario de Blanche la Colérique, roman graphique écrit avec Charlotte Melly, publié aux éditions Marabout.


BENOÎT TACHOIRES
Après avoir suivi des cours de théâtre à l’École d’art dramatique Jean Périmony de Paris, Benoît Tachoires obtient son premier rôle en 1994 dans un court-métrage intitulé Le Gagophone. La carrière de Benoit Tachoires est lancée et le comédien enchaîne les apparitions dans les téléfilms et les séries télévisées. On le retrouve notamment dans Commissaire Moulin en 1997, Julie Lescaut en 2000, PJ de 1998 à 2000, Une Preuve d’amour en 2002 ou encore Méfions-nous des honnêtes gens en 2014. Le monde du cinéma lui ouvre également les bras : Benoît Tachoires est ainsi à l’affiche de RRRrrrr!!! en 2003, de Joséphine s’arrondit en 2015 et de Radin en 2016.
En plus de ses succès au cinéma et à la télévision, Benoît Tachoires enchaîne les rôles au théâtre et excelle, quel que soit le style de la pièce. À l’aise dans le théâtre classique, il joue dans Le Misanthrope en 1999, Les Femmes savantes en 1998 ou encore L’Avare en 2002 et 2003. Benoît Tachoires joue également dans une comédie policière, Week-end en ascenseur, en 2004 et 2005 et dans un thriller fantastique, La Dame blanche, en 2016. S’il est devenu un comédien incontournable, Benoît Tachoires exerce aussi le métier d’auteur : il a notamment co-écrit la pièce de théâtre Véronique avec Rémy Roubakha.
Récemment, on a pu voir Benoit Tachoires au théâtre dans « Le Tour du Monde en 80 jours » de S. Azzopardi et S. Danino, « Le système Ribadier » de Feydeau mis en scène de L. Chollat, « L’embarras du choix » de et mis en scène par S. Azzopardi,  dans « La Garçonniere » de B. Wilder mis en scène par José Paul, …
Au cinéma et à la télévision, il a tourné sous la direction de Xavier Giannoli , Jean-Jacques Annaud, Olivier Babinet, Marilou Berry, Michel Blanc, Fred Cavayé,  Sébastien Thierry et Vincent Lobelle, Christopher Thomson, Louis Farge, Bernard Stora, Olivier Schatzky, …


STÉPHANE ROUX
Comédien, auteur et metteur en scène, Stéphane Roux pratique également le doublage.
Il a d’abord fait des études universitaires classiques (Sciences-Po, droit, …), puis s’est lancé dans le journalisme avant d’être rattrapé par le virus de la scène !
Il joue beaucoup au théâtre. Au cinéma, il a interprété les premiers rôles des longs-métrages Africa Paradis de Sylvestre Amoussou (film primé dans de nombreux festivals) et Edward et Lulu de Serge Célibidache. Il apparaît aussi dans Sagan de Diane Kurys et dans Prêt-à-porter de Robert Altman.
Membre de la LIFI, (La Ligue d’Improvisation d’Ile de France) depuis 15 ans, il participe à des matchs d’improvisation théâtrale.
En 2007, il enregistre la voix du narrateur de Ratatouille en anglais, dans la VO. Il a également doublé le personnage de Rick Forrester pendant 10 ans, dans Amour, Gloire et Beauté / Top Models.
Stéphane a écrit un spectacle intitulé Perrault ça cartoon, mis en scène par Tristan Petitgirard dans lequel il incarne 30 personnages différents. Il y raconte les contes de Charles Perrault à la manière des dessins animés. Spectacle qu’il a joué de 2008 à 2017.
De novembre 2015 à juin 2016, Stéphane a interprété le rôle du banquier Monsieur Dumas dans Résiste !, le spectacle musical de France Gall.
De 2016 à 2019, il remporte un immense succès, tant à Paris qu’en tournée en province, avec la pièce Silence on tourne !, mise en scène par Patrick Haudecoeur.
De janvier à mars 2021, Stéphane interprète le rôle du Brigadier-Chef MACHET dans Plus Belle la Vie, pendant une trentaine d’épisodes.