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CONTACT DIFFUSION
julia@beeh.fr

Bertrand Usclat – Drôle (titre non contractuel)

AU THÉÂTRE DES BÉLIERS AVIGNON
• À 22H30

Après le succès de son programme court « Broute », Bertrand Usclat monte sur scène.

Bertrand Usclat monte sur scène pour tenter d’être drôle pendant plus d’une heure.

Poussé par une envie de proposer un spectacle qui se joue des codes du stand-up et par celle de surprendre, Bertrand mélange sketchs et chansons pour nourrir sa réflexion sur l’humour.

Un seul en scène personnel où il y partage son cynisme, ses désillusions et cette question qui l’habite : Peut-on encore être drôle quand on a aucun combat à mener ?


Co-écrit par Martin Darondeau, avec qui il vient de réaliser son premier long métrage « De La Comédie-Française », ce spectacle marque une nouvelle étape dans leur collaboration.

EN TOURNÉE 2027/28
Contact diffusion :
Les Béliers en tournée / Julia / 06 30 51 71 03 / julia@beeh.fr


Fiche technique du spectacle sur simple demande

De : Bertrand Usclat, Martin Darondeau
Avec : Bertrand Usclat

Production : Théâtre des Béliers et Courte Focale

EN TOURNÉE 2027/28
Contact diffusion : Les Béliers en tournée
Julia / 07 86 41 93 71 / julia@beeh.fr
Marine / 06 30 51 71 03 / marine@beeh.fr


Fiche technique du spectacle sur simple demande

Note de d’intention de Bertrand Usclat 

Issu d’une formation de théâtre classique, je nourris depuis très longtemps le désir de me confronter à l’exercice du seul en scène. Plus que le stand-up traditionnel dans sa forme brute, c’est la structure même de cet art qui me fascine, et mon ambition est de transformer cet espace en un véritable terrain de création théâtrale, un spectacle total où s’injectent une dimension musicale et une vraie charge poétique.
Ce premier projet s’articule ainsi autour de piliers majeurs fortement inspirés de références anglo-saxonnes. D’une part, la musique à la guitare à travers des chansons drôles et ciselées, dans la lignée d’artistes comme Flight of the Conchords, Bo Burnham ou Tim Minchin. D’autre part, une passion pour l’écriture de la blague courte et percutante, la « one-line », un genre encore rare en France que je souhaite intégrer à la manière de Demetri Martin et Anthony Jeselnik. Pour surprendre le spectateur et rompre les codes attendus, le spectacle intègrera également quelques sketchs ainsi que des supports vidéo.
Si la scénographie de départ empruntera les codes classiques du stand-up, avec son traditionnel pied de micro au milieu de la scène, un véritable dispositif technique viendra bousculer cette apparente sobriété pour amener le projet dans la dimension d’un vrai spectacle, visuel et immersif.
Pour franchir le pas, l’accompagnement était essentiel et c’est tout naturellement que je me suis tourné vers Martin Darondeau, mon co-auteur sur Broute (programme court pour les réseaux sociaux et Canal Plus) et sur notre film « De La Comédie-Française », dont la complicité artistique m’a offert le cadre idéal pour créer en toute confiance. Ensemble, nous avons conçu un exercice résolument méta qui questionne la forme même du stand-up et, plus largement, la légitimité de faire de l’humour aujourd’hui lorsque l’on n’affiche pas de revendication directe. Qu’est ce qu’être drôle lorsqu’on attend beaucoup de l’humour aujourd’hui ?
Ce spectacle intègre ainsi une réflexion globale sur l’humour, sur ce qu’il est, ce à quoi il sert et, surtout, sur sa manière de vieillir. J’ai un goût prononcé pour les thématiques grinçantes et l’humour noir, le tout déployé dans un enrobage politiquement incorrect qui sait toutefois rester fondamentalement respectueux. C’est une invitation à choquer en confiance, portée par la sensibilité de la chanson et la précision du texte. C’est ce projet particulièrement intime et marquant dans mon parcours que j’aurai le plaisir de présenter pour la toute première fois au public lors du Festival d’Avignon, sur la scène du Théâtre des Béliers.

Note de mise en scène par Martin Darondeau

Depuis six ans maintenant, Bertrand Usclat et moi travaillons ensemble.
Notre collaboration a commencé avec le format court Broute, un terrain d’expérimentation où l’actualité était notre matière première. L’humour devait être immédiat et précis.

Chaque phrase comptait. Chaque mot devait porter une efficacité comique maximale. C’est d’abord cela qui m’a frappé chez Bertrand : sa technicité dans l’écriture, son exigence dans le rythme, dans le choix des mots, et la discipline qu’il met au service du rire.Depuis, nous avons continué à développer ce langage commun, notamment à travers le film De la comédie française, que nous avons co-réalisé l’année dernière.  Dans ce projet, nous avons essayé d’appliquer à une narration plus longue ce que nous avions appris du format court.
Alors, quand Bertrand a exprimé l’envie de monter sur scène, nous nous sommes très vite retrouvés autour d’une envie commune : faire un spectacle d’humour qui ne reste pas dans les formes attendues du stand-up classique.
Bien sûr, le spectacle doit reposer sur une efficacité comique forte, notamment à travers des one-lines, (des vannes courtes et percutantes) qui rappellent notre travail sur les formats courts. Mais nous avions surtout envie que le spectateur soit constamment surpris par la forme même du spectacle.
Ainsi, il se construit comme un terrain de jeu.
Un faux jeu vidéo peut succéder à un faux premier sketch, une voix-off peut venir perturber le récit, un passage musical peut faire basculer le ton. L’idée est que le spectateur ne sache jamais complètement où il met les pieds au début de chaque séquence. Nous cherchons une forme mouvante, libre, qui détourne les codes.

Les chansons occupent également une place essentielle dans cette mise en scène. C’est un territoire que Bertrand affectionne particulièrement, et que nous aimons explorer ensemble. Elle permet parfois de créer une émotion ou un décalage qui renforce davantage le rire. Elle apporte aussi une respiration, une autre manière de raconter.
Mais derrière cette liberté de ton et de forme, le spectacle tente de porter une réflexion plus profonde : Comment rester drôle, incisif, pertinent, quand on est un homme blanc de quarante ans qui observe le monde et s’interroge sur la place même de l’humour dans la société depuis son statut de privilégié ?
C’est cette réflexion que nous voulons mettre en scène : un spectacle libre, imprévisible, où le rire devient aussi une manière de questionner notre rapport à la parole, aux codes, et à ce que l’on attend aujourd’hui d’un humoriste.